Comment se déroule la procédure d’expulsion d’un locataire ?

Publié le : 15 février 20226 mins de lecture

Alors que la plupart des loyers s’effectuent sans problème, la vie des propriétaires peut être compliquée face à des locataires réticents. Entre loyers impayés, nuisances inhabituelles dans le voisinage comme les bruits nocturnes, odeurs ou comportements, et même dégradation des conditions d’hébergement, il est parfois nécessaire d’expulser un locataire. Cependant, les expulsions ne peuvent être effectuées sans suivre certaines étapes légales requises. Alors, comment expulser un locataire ?

Entamer une procédure amiable ou mandater un huissier

Il est fortement recommandé d’essayer de trouver une solution amiable avant d’entamer la lourde procédure. Les propriétaires peuvent commencer par le premier enregistrement de non-paiement et essayer d’avoir une discussion informelle pour en savoir plus sur la source du problème.

Si le locataire a de bonnes intentions, il trouvera rapidement une solution. Mais si cette méthode n’aboutit pas, le propriétaire peut expédier une lettre recommandée demandant une réponse au locataire. De plus, il peut proposer un échéancier de remboursement de la dette du locataire. En l’absence de coopération, l’expulsion des locataires est le seul résultat final possible. Mais comment expulser un locataire qui ne paye pas ?

La première cause d’expulsion d’un locataire est liée aux loyers impayés. Dans ce cas, le propriétaire peut désigner un huissier après avoir mis en demeure de payer par lettre recommandée et de confirmer le récépissé. Si le locataire ne répond pas, les huissiers peuvent intervenir en lui envoyant une ordonnance lui demandant de payer dans les deux mois. Si la discorde porte sur des motifs autres que des arriérés de loyer, le propriétaire peut demander au juge du tribunal de grande instance d’expulser le locataire et de résilier le bail sans intermédiaire.

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Contacter un juge ou envoyer le commandement pour quitter le logement

Si le problème de loyer n’est pas résolu, l’huissier de justice peut aviser la préfecture qui exige une enquête sociale pour voir le véritable état du locataire. Le rapport d’enquête est ensuite transmis à un juge pour analyse. Le locataire est alors convoqué devant un juge qui définit la gravité de la faute. Les exclusions de locataires et les abrogations de bail sont déterminées en fonction de cela. Si le locataire est manquant à l’audience, le doit lui remettre lui-même l’arrêté d’expulsion. Le locataire peut aussi faire appel du verdict et implorer au juge un délai complémentaire pour commencer à déménager.

Les locataires prennent généralement le temps de rendre les clés. Afin d’activer le processus, le bailleur peut à nouveau désigner un huissier qui se charge d’ordonner aux locataires de quitter les lieux. Le processus d’expulsion est communiqué au comté en même temps. Le gouvernement du comté informe le locataire qu’il a le droit de déposer une demande de réinstallation auprès du comité de médiation.

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Revendiquer les forces de police pour expulser un locataire

Lorsque le locataire ne veut pas quitter la résidence, un huissier peut effectuer la procédure d’expulsion. En cas de réplique d’un locataire, il peut demander l’intervention de la gendarmerie. Ce dernier décide de soutenir ou non cette intervention après avoir étudié différents critères : l’état de santé et l’âge du locataire ou la présence de gamins.

L’expulsion des locataires pendant les vacances d’hiver n’est pas possible et cela ne peut être effectué entre 21 h et 6 h, jours fériés ou chômés. Face à des locataires entêtés, certains propriétaires sont tentés de réaliser eux-mêmes le renvoi. Néanmoins, une telle expulsion exposera le propriétaire à trois ans de prison et 30 000 € d’amende.

Il est courant que les huissiers de justice voient du mobilier sur place. Le procès-verbal de renvoi dresse un état des lieux précis du bien. L’huissier convoquera la personne évincée dans un délai d’un mois non renouvelable pour reprendre possession dudit bien, ainsi que la convoquera à une audience pour statuer si le locataire ne comparaît pas en justice. Dans le cas contraire, le juge exécutif statuera sur le sort des meubles : si les objets sont sans valeur, ils seront vendus aux enchères publiques ou exposés abandonnés.

Le prix d’une procédure d’expulsion

En général, le coût de l’étape d’expulsion du locataire est à la charge du bailleur, qui peut alors intenter une seconde action en justice pour recouvrer la somme due et demander le remboursement des frais de justice. La somme de cette procédure varie en fonction du montant de la requête initiale. En ce qui concerne la dette locative, les propriétaires ne demandent généralement pas de recouvrement, car cette démarche a un coût et ils ne peuvent jamais être sûrs de pouvoir la rembourser, car ils ne connaissent pas la véritable situation financière de son ex-locataire.

La mise en œuvre des procédures d’éviction locative est donc longue et très complexe. Il est fortement recommandé de tenter de négocier l’amortissement directement avec le locataire avant d’atteindre de telles limites. Cela empêchera le montant de la dette de continuer à croître. Aussi, il arrive qu’il se retrouve dans une situation financière compliquée et qu’il soit soulagé de pouvoir rembourser sa dette petit à petit au lieu de voir la justice agir. En ligne, vous pouvez trouver plus d’informations sur le sujet.

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